Réduire de 50% sa consommation énergétique lors de la cuissons d’aliments, une technique ancienne, surprenante de facilitée et qui a fait ses preuves.

La marmite norvégienne, très prisée pendant les deux Guerres mondiales durant lesquelles elle a rendu de grands services aux populations démunies, a peu à peu sombré dans l’oubli à cause de l’amélioration de l’accessibilité à l’énergie. Au début des années 2000, elle a été réhabilitée et remise en avant dans le cadre de l’opération Négawatts : lancée par “les amis de la Terre” en 2004, l’objectif est de réduire de moitié la consommation énergétique familiale afin de réduire les émissions de CO2. Grâce à internet, on trouve de plus en plus de documentation à son sujet.

Des ONG s’emploient activement à la diffuser dans des pays où les ressources énergétiques sont rares et chères. Par exemple, on la connaît en Afrique sous les dénominations de « magic box », « bitatoré », « panier-thermos », « cuisson thermos », « wonderbag », « fireless cooker », « hot box » ou encore « wonder box ».

La marmite norvégienne est facile à confectionner avec peu de matériaux mais il existe des modèles professionnels en inox pour la restauration, que l’armée utilise aussi.

Les nutriments, la texture et le goût des aliments sont, d’une manière générale, identiques à ceux résultant d’une cuisson classique. La cuisson se déroule en deux phases : d’abord une phase de chauffe jusqu’à ébullition, puis une phase de cuisson quasi-isotherme (la température décroissant peu à peu). L’aliment est donc cuit à une température moindre qu’une cuisson à 100 °C ou qu’une cuisson en autocuiseur. Les nutriments sensibles aux températures élevées sont donc mieux préservés.

Par son isolation, quand un plat cuit dans une marmite norvégienne, l’extérieur de la marmite norvégienne reste relativement froid.

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Fabrication

Fabriquer sa marmite norvégienne est à la portée de tous, nul besoin d’un équipement onéreux ou compliqué. De multiples variantes pour construire véritablement une marmite norvégienne ou pour reconvertir un meuble ou un objet en marmite norvégienne et l’aménager, sont possibles dans des matériaux recyclés résistant à la chaleur et à l’humidité :

  • dans une caisse en bois,
  • dans une boîte,
  • dans une caisse en carton solide,
  • dans un coffre,
  • dans une ancienne caisse à poissons en polystyrène,
  • dans un panier ou une corbeille,
  • dans un seau (avec couvercle),
  • dans une glacière,
  • dans un grand sac isotherme,
  • dans une table basse,
  • dans un petit meuble (confiturier par exemple),
  • dans un coffre à jouets,
  • dans un bac à linge,
  • dans une malle ou un bagage,
  • directement dans un meuble intégré dans une cuisine aménagée,
  • dans un grand carton à chapeau,
  • directement dans un trou creusé dans la terre dont on aménage l’intérieur et qu’on recouvre d’un couvercle (marmite enterrée).

Le caisson est capitonné ou simplement doublé à l’intérieur de divers matériaux isolants destinés à conserver, pendant un temps assez long la chaleur de la cocotte. Isolez bien tous les côtés, le dessous et le dessus ou l’intérieur du couvercle avec un ou plusieurs matériaux qui ne craignent pas la chaleur :

  • couverture ou plaid,
  • couette,
  • édredon,
  • sac de couchage,
  • mousse,
  • laine,
  • tissus, (lainages, vieux pulls, anoraks, serviettes de toilette ou de bain, housse de table à repasser, draps par exemple en flanelle… ),
  • coussins mais aussi galettes de chaises, matelas pour bain de soleil,
  • sacs de jute,
  • laine de chanvre,
  • sciure de bois,
  • écorces,
  • plaques de liège,
  • plaques de polystyrène, “cacahuètes” de polystyrène (récupérées dans des colis), ou chutes d’isolants,
  • couverture de survie,
  • pare-soleil alu,
  • chanvre,
  • papier en lanières ou en boule, journaux,
  • paille, foin,…

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